La Jeunesse remporte une victoire inédite pour le climat au Montana

Une victoire inédite pour le climat

« Les plaignants ont un droit constitutionnel fondamental à un environnement propre et sain, ce qui inclut le climat, a écrit la juge dans son verdict qui totalise plus de 100 pages. Les émissions [de GES] du Montana et le changement climatique se sont avérés être un facteur substantiel des impacts climatiques sur l’environnement du Montana et des dommages et préjudices [subis par les jeunes] », a-t-elle ajouté.

« Je pense qu’il s’agit de la décision la plus forte jamais rendue par un tribunal en matière de changement climatique », affirme Michael B. Gerrard, directeur du Sabin Center for Climate Change Law, de la faculté de droit de l’Université Columbia, aux États-Unis. « Le droit à un environnement sain est explicitement inscrit dans la Constitution de plusieurs autres États et d’environ 150 autres pays. Cette décision pourrait inspirer des actions en justice similaires dans le monde entier », a-t-il ajouté dans une déclaration écrite transmise à La Presse.

Pas surprenant, il y a toujours un climatoceptique !

« Les Montanais ne peuvent pas être accusés de changer le climat, même les témoins experts des plaignants s’accordent à dire que notre État n’a pas d’impact sur le climat mondial. La même théorie juridique a été rejetée par les tribunaux fédéraux et les tribunaux de plus d’une douzaine d’États. Elle aurait dû l’être ici aussi, mais ils ont trouvé une juge idéologique qui s’est pliée en quatre pour permettre à l’affaire d’aller de l’avant et obtenir une place dans leur prochain documentaire », a-t-elle ajouté.

Plus rien ne sert à sauver le climat ?

« Le tribunal a rejeté cet argument qu’on entend souvent », explique Marc Bishai, avocat au CQDE. « Si on applique cette logique, ça veut dire que personne ne fait rien [pour réduire les GES]. La juge l’a bien compris », ajoute-t-il.

Tous, partout pour le climat !

« Ici, au Canada, je ne serais pas surpris que cette décision soit invoquée, ne serait-ce que de façon symbolique. Mais il reste à voir comment ces modifications [à la loi canadienne] seront mises en œuvre pour se faire une meilleure idée », précise Marc Bishai.

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La Rédaction
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